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Un fort séisme ébranle le nord est-du Japon
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Aucun dégât n'a été signalé dans cette région déjà touchée par la catastrophe de mars dernier. Une alerte au tsunami a été lancée puis levée deux heures plus tard : les vagues ont atteint 10 centimètres.
Le nord-est du Japon, ravagé en mars par un séisme de 9 degrés sur l'échelle de Richter et un tsunami, continue de trembler. Un séisme de magnitude 7,3 a été enregistré dimanche matin à 9h57, heure japonaise, au large de la région du Tohoku, déjà dévastée par le raz-de-marée de l'hiver dernier. Aucun dégât n'a été signalé. L'épicentre a été localisé dans l'océan Pacifique, à 30 kilomètres de profondeur, d'après les chiffres révisés de l'agence météorologique nippone. Une alerte au tsunami a été déclenchée dans la foulée de la secousse, qui a été ressentie jusqu'à Tokyo, mais a été levée deux heures plus tard. Alors qu'on craignait des vagues de 50 cm, 10 cm ont finalement été relevés dans le port d'Ofunato, dans la préfecture d'Iwate, et dans le port de Soma, préfecture de Fukushima. Comme à chaque alerte au tsunami, les ouvriers de la centrale de Fukushima se trouvant près du littoral ont reçu l'ordre de se mettre à l'abri dans des endroits surélevés jusqu'à la levée de la mise en garde. Mais les techniciens employés à refroidir les réacteurs sont restés à leur poste. La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale, assure que le complexe nucléaire n'a pas subi de nouveaux incidents. «Dix ans pour reprendre le contrôle» à Fukushima Le premier ministre japonais Naoto Kan a reconnu, samedi, que la décontamination du site prendrait plusieurs dizaines d'années, en présentant pour la première fois un programme à très long terme pour cette opération. «Il faudra trois, cinq, voire 10 ans pour parvenir à en reprendre le contrôle, et même plusieurs décennies pour remédier aux effets de l'accident», a-t-il admis. Une première avancée a eu lieu avec la mise en place d'un système capable de refroidir de façon stable les réacteurs de la centrale, étape préliminaire avant l'»arrêt à froid» des trois réacteurs endommagés en janvier 2012. Cependant les inquiétudes sur les conséquences sanitaires persistent. De forts taux de césium -plus de six fois les niveaux de radioactivité autorisés- ont été découverts dans du bœuf de la préfecture de Fukushima. C'est la première fois que de tels niveaux sont enregistrés dans de la viande, soulignent les autorités de Tokyo, qui précisent que la viande n'a jamais été mise sur le marché. La ferme d'où proviennent les 11 animaux, se trouve juste à l'extérieur de la zone d'exclusion de 20 kilomètres. Le raz-de-marée du 11 mars a fait près de 23.000 morts et disparus. Depuis la catastrophe, des douzaines de répliques puissantes ont été enregistrées. Dans la même rubrique :
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