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DSK sera entendu dans l’affaire du CarltonAprès la découverte de SMS embarrassants, l’ex-patron du FMI renouvelle son souhait d’être entendu dans le cadre de cette affaire où son rôle pourrait ne pas se limiter à celui de simple client.
Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, a renouvelé hier sa demande d’être entendu « le plus rapidement possible » sur l’affaire de proxénétisme dite du Carlton à Lille (Nord), où son nom apparaît à chaque coin de procès-verbal. Le 16 octobre, DSK avait déjà souhaité s’expliquer pour « mettre fin à des insinuations malveillantes ».
De leur côté, notamment à cause des dernières révélations dans cette affaire, et selon des sources proches du dossier, les enquêteurs ont justement prévu d’auditionner DSK. Depuis la mi-octobre, l’affaire n’a cessé d’évoluer. Il y a les témoignages des prostituées qui ont participé à des parties fines avec lui à Paris ou Wa-shington. Mais aussi les écoutes des protagonistes de ce dossier, sans oublier des SMS qui pourraient traduire son rôle présumé « de donneur d’ordre ». Cette demande répétée de prostituées serait, selon une source judiciaire, susceptible de constituer « un encouragement au proxénétisme ». Une possible garde à vue DSK va devoir faire face, entre autres, à des soupçons de recel d’abus de biens sociaux car bon nombre de ces parties fines avec des prostituées ont été financées par une filiale du groupe de BTP Eiffage. DSK ne sera pas entendu comme simple témoin dans ce dossier, mais il risque, au pire, d’être placé en garde à vue. La vulnérabilité avérée de certaines des parties civiles va constituer une circonstance aggravante. Sans parler du volet belge de l’affaire, où quatre personnes, dont le proxénète français Dominique Alderweireld, sont mises en cause. L’avocat de DSK, Me Henri Leclerc, lui, dénonce « un lynchage médiatique » à l’encontre de son client et fustige les fuites du dossier judiciaire en cours. « Il est sommé de répondre à des accusations quotidiennes auxquelles il ne peut répondre », tempête l’avocat, qui rappelle le caractère très parcellaire des SMS révélés par la presse, qui « ne sont pas expliqués » et que « l’on peut interpréter de toutes les façons ». Le défenseur croit deviner aussi « des arrière-pensées politiques » dans cette affaire où d’autres témoins vont prochainement être convoqués par la justice. Les trois juges lillois en charge de cette affaire ont déjà mis en examen huit personnes, et cinq sont toujours incarcérées. (source : leparisien)
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